19 avril 2013

Faut-il labelliser les médecines douces ?

Les médecines non conventionnelles sont en plein essor, mais le patient peine à s’y retrouver.
Une offre importante en médecine douce s’est développée en France, mais de manière anarchique entre médecines naturelles, pratiques basées sur la manipulation (ostéopathie, chiropractie,…) et thérapies axées sur l’approche corps-esprit (sophrologie,…). Cette situation a conduit à une profusion d’écoles privées, aux qualités inégales et d’ailleurs critiquées par l’Inspection générale des affaires sociales (Igas) dans un rapport dénonçant le laxisme des procédures officielles d’agrément.

Un rapport du Centre d’Analyse Stratégique, institution dépendant du premier ministre, s’est chargé de faire des propositions économiques, sociales, environnementales ou technologiques.
Celui-ci propose de créer un label global et recommande une meilleure évaluation de ces pratiques. Ce « label de thérapeute en pratiques non conventionnelles » serait obtenu après passage d’un examen clinique et juridique, inspiré des "Heilpraktiker" allemends (praticiens de santé). Un garde-fou pour les patients puisque ces praticiens auraient l’obligation de renvoyer vers la médecine allopathique les cas graves échappant à leurs domaines d’activité.

Lors du 3ème congrès national des médecines complémentaires (dites médecines douces), organisé les 22 et 23 mars 2013 à Marseille, il a été émis le souhait qu’elles soient soumises à un Conseil de l’Ordre sur le même mode que celui de la profession médicale aujourd’hui.

Ces médecines pourraient ainsi intégrer le code de santé publique, mais préalablement, il sera nécessaire qu’elles mettent en place une chambre disciplinaire dont la mission essentielle sera de réguler ces disciplines pour dénoncer et bannir les excès potentiels de ces thérapeutes.

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